Katherine et mon Didj

Après avoir vadrouillé dans le Kakadu, j’étais censée repartir sur Darwin, mais la tentation de continuer un peu la route vers le sud avec Julie et Tibo était trop grande. Je reverrai Darwin un peu plus tard.

Direction le sud donc.

Après avoir traversé Pine Creek, seule (très) petite ville sans intérêt sur la route, « connue » pour la « ruée » vers l’or, nous arrivons à Katherine. Cette ville est parmi le top trois des villes du Northern Territory avec Darwin et Alice Springs, autant vous dire que vraiment c’est le désert…

Nous sommes venus à Katherine pour les Gorges qu’il y a dans le coin et nous avons prévu d’y faire un trip canoë.

Nous nous installons donc pour trois jours dans un camping bien sympathique, en dehors du fait qu’un gros serpent y rode (brown snake ou python , on ne le saura jamais…).

Dès le lendemain de notre arrivée, nous nous munissons donc de tout l’attirail pour « naviguer » dans les Gorges.

On espère apercevoir un ou plusieurs crocos (d’eau douce donc inoffensifs), on se contentera finalement de quelques oiseaux et du paysage. Et puis, être sur l’eau ça fait du bien par cette chaleur.

A Katherine, nous avions aussi un autre but, à savoir acheter ce que de nombreux backpackers de passage en Australie ramène dans leurs bagages : un didjeridoo (je ne sais jamais comment l’écrire car on a vu plusieurs orthographes différentes). Pour l’originalité, on repassera, mais cet objet est tellement beau, tellement chargé d’histoire et le son qui en sort est si particulier qu’il est difficile de résister à la tentation. Cet instrument de musique, qui serait le plus vieux du monde, est avant tout originaire des Territoires du Nord et la forte présence des artistes aborigènes dans le coin nous donne plus de chance de nous en procurer un « vrai ». En effet, 90% des didjeridoos fabriqués en Australie sont faits par des non-aborigènes… On décide donc de passer une partie de la journée à écumer les galeries d’art et autres shops pour trouver celui qui nous plaît. En ce qui me concerne, je n’étais pas censée acheter mon souvenir d’Oz aussi tôt, car dépenser cet argent maintenant ne me paraissait pas vraiment raisonnable, mais un peu de folie ne fait pas de mal. Et puis, il voyagera avec Julie, Tibo et Chantal avant nos retrouvailles en décembre, pas d’encombrement inutile dans mes bagages (c’est que ça prend de la place ce truc). L’entraînement pour sortir un son décent ne sera pas pour maintenant. Ceci dit, je ne voulais pas acheter un didjeridoo juste pour le plaisir d’en acheter un, je voulais avoir un coup de foudre, ce qui me ferait sans doute déculpabiliser pour cet achat indéniablement prématuré. Et bien, ce coup de foudre a eu lieu (à défaut d’en avoir un avec un beau surfer, hé).

Les couleurs, les dessins, le bois sont vraiment chouettes. L’artiste qui l’a peint est une femme à l’histoire un peu triste et dont les dessins représentent le travail des femmes (cueillette des fruits, histoires chantées…).


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