Archives de la Catégorie France

The End Back Home For A New Beginning

Il m’en aura fallu du temps pour me décider à écrire ce dernier post.
Pas d’inspiration, rien. Et sûrement plus aucun lecteur traînant dans le coin…
Puis je me suis dit que ce n’était pas mon genre de partir sans laisser de traces (not totally Into The Wild).

Ça fait maintenant plusieurs semaines que je suis à Paris, installée même : nouveau boulot, nouvelle coloc. Comme si mon fabuleux voyage était déjà bien loin. Pas de regrets, pas de remords, pas de pensées constantes tournées vers cet épisode de ma vie, autant voir vers l’avant et de nouvelles étapes…

Ce petit post est aussi l’occasion de vous dire merci à vous lecteurs en tous genres. Vous m’avez aidé à avancer. Merci pour vos petits mots, vos passages rapidos entre deux rapports, vos encouragements, vos nouvelles, vos coucous, bref, votre présence à mes côtés chaque fois que je me trouvais face à un écran.

Tout est dit. La vie est belle. Rien à ajouter.

CARPE DIEM


Just do it!

Ahhhh, il y a des moments comme ceux-là où j’aimerais être en France. Pour vivre avec tout le monde l’euphorie d’une coupe du monde.

Je dois dire que je m’attendais à plus d’ambiance de ce côté du globe concernant la coupe du monde de rugby… Peut-être est-ce plus festif vers Melbourne ou Sydney? Ces derniers temps, il faut dire que l’esprit des australiens était plutôt concentré sur la finale de footie, sport national. Pour ceux qui se posent la question, le footie, c’est un mélange de rugby et de football, en plus violent et sur un terrain ovale. Presque tous les coups sont permis et à moins d’être né en Australie, il faut se lever tôt pour tout comprendre. Ici, on ne va pas au stade entre père et fils ou entre potes voulant de la baston, on va au stade en famille, chacun arborant fièrement les couleurs de son équipe. Ou on regarde le match avec tout le quartier autour d’un barbie (barbecue pour les intimes). Bref, contrairement à ce que l’on pense tous, l’Australie, avant d’être une nation de rugby, est une nation de footie. Tout n’est que question de priorité. Donc maintenant que l’on a atteint les quarts, que le footie c’est fini et que les australiens sont qualifiés, l’engouement sera sûrement plus grand.

Du coup, j’essaie de suivre tant bien que mal les matches de notre équipe nationale. Il faut dire que les horaires pour les diffusions en live ne sont pas top. Un match à 20h en France, ça donne du 3h30 du mat’ pour moi ici. Mais bon, je me tiens facilement au courant pour les résultats. Il paraîtrait qu’on est en quarts? Cooooool. Contre les Blacks? Moins coool.

Peut-être que nos Michalak et autres Elissalde entendront le soutien que beaucoup ici vont leur apporter. Pour sûr, on peut compter sur les australiens et autres irlandais pour supporter la France. Et croyez-moi ils sont nombreux!

Bon ok, pas besoin d’être un expert pour savoir que ça va être dur, très dur, même extrêmement dur mais nous savons qu’ils peuvent réaliser cet exploit. Alors allez les “p’tits” gars!
Et puis comme dirait notre idole à tous, Lara Fabian, j’y crois encore.


La Vie En Rose

Lorsque je suis arrivée à Darwin, quelle ne fut pas ma surprise en voyant que le ciné d’à côté diffusait “La Vie en Rose” (en France “La Môme“). Certes, avec quelques mois de retard mais ce film, ici, à Darwin, montre bien l’étendue de la notoriété de l’artiste.
Ni une ni deux, je commence par réunir tous les éléments indispensables avant toute excursion cinématographique :
- des Kleenex, car je suis capable de pleurer devant la saga du dimanche de M6;
- des friandises car un ciné sans un truc à se mettre sous la dent me semble être un sacrilège;
- un pull, repêché au fin fond de mon sac car j’ai décidé que je ne me ferai plus avoir par une clim!

Je m’installe donc dans une salle presque vide, et le film commence.
Au final, tous les éléments de ma check-list m’auront été très utiles (surtout les mouchoirs).
Ce film est épatant, surtout grâce à une Marion Cotillard qui ressemble à s’y méprendre à La Môme. Elle est époustouflante.
Et puis cette voix, ces chansons, ça donne des frissons. Sans doute à cause de ma chère maman.
Bien qu’avoir des disques recouvrant des étagères entières n’est pas le truc de mes parents, ils nous ont quand même, comme tout le monde, baignés un peu dans leurs goûts musicaux.
Pour mon père, ça se limitait à Renaud ou Sardou (..), qu’il aime beaucoup mais qu’il n’écoute jamais. D’ailleurs, on s’est résigné avec ma soeur et mon frère à offrir des places de concert plutôt que des CD, comme ça au moins ça ne vieillit pas seul au fond d’un tiroir et tout le monde est content.
Quant à ma mère, elle était un peu plus assidue à l’écoute de la stéréo à fond, et alors, c’était Barbara et Piaf. Raison de plus pour moi pour ne pas frissonner à l’écoute des morceaux de Piaf.

Bref, petit désavantage pour les anglophones qui étaient dans la salle (le film est en VO), beaucoup de chansons n’étaient pas sous-titrées. Qui plus est, la traduction était souvent faussée, trop gentille en comparaison des jurons et insultes qui fourmillent dans le scénario.


L’américain qui encensait les français

Certes, Bill Maher grossit parfois un peu les choses mais ça fait quand même plaisir… Un peu de chauvinisme, ça ne nous a jamais fait de mal (ça se saurait sinon).


“Rencontres” de Grand Corps Malade

Un joli texte, c’est cadeau!

C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours
Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie

Evidemment j’étais pas tout seul, j’avais envie d’faire connaissance
Y’avait un tas d’personnes et personne marchait dans l’même sens
Alors j’continuais tout droit mais un doute s’est installé
Je savais pas c’que j’foutais là, encore moins où j’devais aller
Mais en ch’min au fil du temps j’ai fait des sacrées rencontres
Des trucs impressionants, faut absolument qu’j'vous raconte
Ces personnages que j’ai croisé c’est pas vraiment des êtres humains
Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main

Tout d’abord sur mon parcours j’ai rencontré l’innocence
Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d’expérience
On a marché un p’tit moment, moins longtemps que c’que j’aurais cru
J’ai rencontré d’autres éléments et l’innocence a disparue

Un moment sur mon ch’min, j’ai rencontré le sport
Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d’qui tu d’viens fort
Pour des raisons techniques on a du s’quitter c’était dur
Mais finalement c’est bien comme ça, puis l’sport ça donne des courbatures

J’ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
Elle prétendait qu’avec les mots on pouvait traverser les cieux
J’lui ai dit j’t'ai d’jà croisée et franchement tu vaux pas l’coup
On m’a parlé d’toi à l’école et t’avais l’air vraiment relou
Mais la poésie a insisté et m’a rattrapé sous d’autres formes
J’ai compris qu’elle était cool et qu’on pouvait braver ses normes
J’lui ai d’mandé tu penses qu’on peux vivre ensemble ? J’crois qu’j'suis accroc
Elle m’a dit t’inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop

Puis j’ai rencontré la détresse et franchement elle m’a saoulé
On a discuté vite fait mais rapidement je l’ai r’foulée
Elle a plein d’certitudes sous ses grands airs plein d’tension
Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d’conversations

Un moment sur ma route j’ai rencontré l’amour
J’lui ai dit tient tu tombes bien, j’veux t’parler d’puis toujours
Dans l’absolu t’es une bonne idée mais dans les faits c’est un peu nul
Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu’tu r’travaille ta formule
L’amour m’a dit écoute petit ça fait des siècles que j’fais mon taff
Alors tu m’parles sur un autre ton si tu veux pas t’manger des baffes
Moi j’veux bien être gentille mais faut qu’chacun y mette du sien
Les humains n’font aucun effort et moi j’suis pas un magicien
On s’est embrouillé un p’tit moment et c’est là qu’j'me suis rendu compte
Que l’amour était sympa mais que quand même il s’la raconte
Puis il m’a dit qu’il d’vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
Que ce soir il d’vait diner chez sa d’mi-soeur : la haine
Avant d’partir j’ai pas bien compris, il m’a conseillé d’y croire toujours
Puis s’est éloigné sans s’retourner, c’était mes derniers mots d’amour
J’suis content d’l'avoir connu, ça j’l'ai bien réalisé
Et je sais qu’un d’ces quatre on s’ra amené à s’recroiser

Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la tendresse
Ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse

Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie

Assez tôt sur mon parcours j’avais rencontré l’amitié
Et jusqu’à c’jour, elle marche toujours à mes côtés
Avec elle j’me tape des barres et on connait pas la routine
Maintenant c’est sûr, l’amitié, c’est vraiment ma meilleure copine

J’ai rencontré l’avenir mais il est resté très mystérieux
Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
Pas moyen d’mieux l’connaitre, il m’a laissé aucune piste
Je sais pas à quoi il r’semble mais au moins j’sais qu’il existe

J’ai rencontré quelques peines, j’ai rencontré beaucoup d’joie
C’est parfois une question d’chance, souvent une histoire de choix
J’suis pas au bout d’mes surprises, là d’sus y’a aucun doute
Et tous les jours je continue d’apprendre les codes de ma route

C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours
Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.


Les Vieilles Charrues

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…Ce sera sans moi cette année. Alors j’y mets ma petite patte, un peu comme si j’y étais… Lire la suite


Cocoricooooooooo

FRANÇAISES, FRANÇAIS, HAPPY NATIONAL DAY!!!

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Paris au mois de mai

J’aime Paris au mois de mai
La Seine qui l’arrose
Et mille petites choses
Que je ne pourrais expliquer

Charles Aznavour

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